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LES GÉOGLYPHES DE NAZCA

Publié le 27/10/2013 à 17:34 par mysterius Tags : vie photo monde carte oiseaux air patrimoine mystères
LES GÉOGLYPHES DE NAZCA

Géoglyphes de Nazca

 

 

 

Découverts en 1926 au Pérou, les géoglyphes de Nazca sont de grandes figures tracées sur le sol, souvent figuratives, parfois longues de plusieurs kilomètres qui se trouvent dans le désert.

 

 

 

 Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l'oxyde de fera colorés engris. En les ôtant, les Nazca  sont fait apparaître un sol gypseux plus clair, découpant les contours de leurs images.

 

Nazca Lines in Peru

 

 

Ces géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-incaïquedu Sud du Pérou qui se développa entre 300 av. J.-C.et 800 de notre ère.

 

 

 

 Les lignes et géoglyphes de Nazca et de Pampas de Jumana sont inscrits sur la liste du  patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994.

 

 

À partir de  maquettes, les Nazcas réalisaient les ouvrages à grande échelle probablement à l'aide de procédés  géométriques  simples, tel le  carroyage. On a retrouvé diverses poteries reprenant les mêmes motifs.

 

 

 

Elles prennent la forme desinges, d'oiseaux-mouches  et de  condors  où pullulent  spirales  et  ellipses. Imprimés sur la surface de la  Pampa, les dessins franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni la rectitude apparente des lignes en soient affectées. Ces tracés représentent les divinités animales du panthéon  religieux des Nazcas.

 

Le microclimat permet la conservation des lignes, car :

  • le plateau est l'une des régions les plus sèches du monde (trente millimètres de pluie par an) ;
  • le sol sans végétation réchauffe fortement l'air (ce qui crée un coussin d'air qui, à son tour, protège les géoglyphes du vent) ;
  • enfin le  gypse  contenu dans le sol « colle » le sable et la poussière.

Sans sable, ni poussières pour recouvrir la plaine et avec peu de pluie ou de vent pour les éroder, les tracés restent intacts.

 

 

On a déjà dénombré plus de 350 dessins distincts.

 

Théories archéologiques

Calendrier astronomique

D'après la mathématicienne allemande  Maria Reiche, qui a consacré la majeure partie de sa vie à l'étude archéologique et à la préservation du site, les géoglyphes formeraient un immense  calendrier  astronomique, dont les lignes pointent vers des  étoiles  remarquables ou des  constellations.

 

 

Cette théorie fut contestée en 1968 par l'astrophysicien  américain  Gerald Hawkins, d'après les recherches qu'il avait réalisées en se fondant sur des calculs informatiques.

 

 

 

En reconstituant la carte du ciel telle qu'elle était à l'époque des Nazca, il affirma avoir démontré que 80% des géoglyphes n'avaient aucune relation avec les constellations importantes.

 

 

Toutefois, ses recherches furent finalement démolies à cause d'une erreur de méthodologie grave. Il avait reconstitué la carte du ciel en se fondant sur celle de Stonehenge, qui n'est pas dans le même hémisphère.